Axes de recherche translationnelle contre le cancer – SIRIC ONCOLille

Introduction

L’incidence et la mortalité des cancers dans la région Nord Pas de Calais sont les  plus élevés de France et plus particulièrement pour le cancer des voies aéro-digestives supérieures (lèvres, bouche, larynx et pharynx), de l’œsophage ou des poumons. Pour d’autres cancers (colon-rectum, prostate, sein, col de l’utérus), si le taux d’incidence (nombre d’individus susceptibles de développer la maladie sur un nombre de personnes en un laps de temps donné) reste important, c’est surtout le taux de mortalité qui est le plus élevé de France (voir le rapport « Le cancer en France », édité par l’Institut du Cancer).

La gravité de ce constat s’explique d’une part par l’histoire industrielle de la région et d’autre part, par le contexte socio-économique et éducatif défavorable. Les comportements à risques sont plus fréquents et amplifient les réticences vis-à-vis du dépistage et de l’offre de soin.

Scientifiques et cliniciens d’ONCOLille ont pour responsabilité d’améliorer la situation sanitaire en cancérologie pour la région Nord-Pas de Calais. Cet enjeu est crucial pour les équipes de recherche où l’humain reste primordial.

Cette volonté se traduit par la promotion d’une recherche fondamentale, translationnelle et clinique d’excellence qui n’est pas centrée sur des organes ou tissus particuliers. Elle vise deux questions cruciales dans le domaine de la lutte contre le cancer, fondement des deux axes de recherche développés et référence du SIRIC ONCOLille :

Axe 1 :

Comment expliquer la résistance des tumeurs aux traitements locorégionaux (chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie ciblée) ?

Cet axe travaille plus particulièrement sur les cancers œsogastriques, les cancers des poumons et du pancréas mais également sur certaines tumeurs du cerveau (gliomes) et des ovaires.

Axe 2 :

Comment expliquer la persistance de cellules cancéreuses (parfois pendant des décennies) après la fin des traitements et la rémission du patient ?

Cet axe s’intéresse plus particulièrement aux hémopathies malignes (sang), au cancer du sein, de la prostate et aux mélanomes (cancer de la peau).

A ces deux axes de recherche, s’intègre également un axe transversal en sciences humaines et sociales qui explore le rôle du facteur « humain » (patient, entourage familiale et personnel soignant) dans la démarche de dépistage et durant la phase de diagnostic et de traitement.

Enfin, ces deux axes de recherche s’appuient sur quatre plateformes communes qui permettent l’accès privilégié à des équipements de pointe et aux conseils d’experts dans les domaines de la biologie cellulaire et moléculaire, de l’imagerie, du développement de modèles animaux pertinents, et de la méthodologie et de la recherche clinique.